Article : « L’herboriste, «celui qui connaît les simples» » – n°49, décembre 2012

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Description

Par Thierry THÉVENIN.

L’herboristerie, et les simples qui semblaient inexorablement disparaitre au XXème siècle, connaissent un véritable renouveau, d’abord entamé par les pionniers de la vague verte des années 1960-70, puis chaque nouvelle décennie engageant davantage d’amateurs et de professionnels sur le chemin des simples.

Chaque année, des producteurs s’installent avec des projets de vente directe au public de tisanes et de produits dérivés transformés à la ferme, cela malgré une forte insécurité juridique. En effet, «ni eux ni leurs savoirs ne sont reconnus officiellement, ce qui les fragilise au risque de les faire disparaître». Je veux défendre ici les producteurs-herboristes qui placent le savoir populaire, l’amour et le respect des plantes, l’autonomie et la liberté au cœur de leur engagement.

Pour l’instant, il n’y a malheureusement pas de cadre juridique qui leur soit favorable ; les évolutions réglementaires nationales ou européennes sont globalement orientées dans le sens de normalisations et de systèmes de contrôles qui sont suggérés par et pour des industriels. Toutefois, quelques interventions politiques récentes autour de l’herboristerie pourraient laissent espérer quelque alternative.

Je suis convaincu que dans le contexte actuel de mutation sanitaire, environnementale et économique, tout le monde gagnerait à ce que les producteurs-herboristes puissent légitimement conserver l’espace social qu’ils occupent de fait depuis des temps immémoriaux et répondre sereinement à l’engouement populaire qu’ils semblent à nouveau susciter.