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Nous vous proposons de consulter la traduction française de Pierre Cabalion et Bernard Weniger de l’article de Bernhard Zepernick, Pflanzen zur Farbstoffgewinning in Polynesien, Willdenowia, 1967, 5: 3-97.

 

Dans le Pacifique, la recherche ethnobotanique est confrontée à une richesse linguistique parmi les plus fortes au monde. Or, cet océan est aussi un remarquable continuum culturel, parfaitement apparent lorsque l’on étudie les plantes, leurs noms et leurs usages d’un archipel à l’autre. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que certaines espèces de Nouvelle-Calédonie, notamment tinctoriales, soient employées également dans d’autres îles, des îles voisines comme celles de Vanuatu ou de Fidji, ou plus lointaines, comme celles de Polynésie. D’autres usages sont au contraire spécifiques de tel ou tel pays, en fonction bien sûr de la phytogéographie mais également pour des raisons encore inconnues qui sont donc à découvrir : pourquoi ici et pas là ? pourquoi ainsi et pas autrement ? Or, un texte fondamental revient dans la bibliographie, celui que Bernhard Zepernick a publié en 1967 dans Willdenowia sur les plantes tinctoriales de Polynésie. Cette étude devait donc être rendue accessible à nos collègues de l’Université de la Nouvelle-Calédonie et aux partenaires du programme dédié à la recherche sur les plantes tinctoriales de Nouvelle-Calédonie. La plupart d’entre eux sont en effet peu familiers de la langue allemande. Pierre Cabalion a donc entrepris de traduire ce texte et a fait appel à Bernard Weniger pour contrôler la version établie et en corriger toutes les imperfections. Une mise à jour de la taxonomie s’imposait également. Pierre Cabalion a pu bénéficier d’une certaine expérience de la flore du Pacifique, acquise jusqu’en 2009 à l’IRD (Institut de recherche pour le Développement), et de cet avantage considérable qu’apporte désormais aux naturalistes la base de données connue sous le nom de « The Plant List ».

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