La ligne pédagogique

Le programme de la formation se décline selon la ligne pédagogique suivante :

Les objectifs généraux

Il s’agit de donner des outils méthodologiques pour :

• recenser les savoirs traditionnels sur le terrain
• évaluer l’intérêt thérapeutique des plantes d’usage traditionnel
• valoriser les plantes médicinales et les phytomédicaments dans les soins de santé primaires dans le respect du développement durable

Les objectifs opérationnels

Le programme se décline comme suit avec :

1) une réflexion générale (total 4h30)

  • Les enjeux de l’ethnopharmacologie : du Yémen à la SFE
  • Anthropologie : la maladie comme fait social et culturel
  • De Rio 92 à Rio +20 : la convention sur la biodiversité biologique et ses conséquences en ethnopharmacologie, gestion de la conservation des savoirs et des milieux naturels

2) des précisions méthodologiques (6h)

  • Ethnopharmacologie et enquête de terrain
  • Méthodes d’évaluation pharmacologiques et toxicologiques : plantes anxiolytiques, sédatives, anti-inflammatoires et analgésiques
  • Pour une ethnographie appliquée à l’ethnopharmacologie
  • Botanique systématique : présentation de 10 familles, présentation d’herbiers (France, Yémen) et terrain

3) une lecture d’applications variées allant du contexte à la plante médicinale, ce lien caractéristique de l’ethnopharmacologie (13h30)

  • Anthropologie et pharmacologie : traditions de Mongolie et du Tibet
  • Relations entre anthropologie et pharmacologie : traditions des régions alpines
  • Ethnopharmacologie en Amérique du Sud : plantes antipaludéennes et antileishmaniose
  • Des usages aux monographies pharmaceutiques : l’exemple des plantes de l’outremer (Martinique, Guadeloupe, Réunion)
  • Traditions thérapeutiques et pharmacopée des Iles Marquises (Polynésie française)
  • Projection du film « L’iboga dans le culte Zyrian au Gabon (1968)» de Roger Darchen, discussion, interprétation
  • Spécial Afrique : Intégration de la médecine dans les systèmes de santé en Afrique : les médicaments traditionnels améliorés au Mali et dans d’autres pays
  • Visite guidée du Jardin de Plantes Médicinales et toxiques du Cloître des Récollets

4) une clôture plus pragmatique mettant en perspective toutes les facettes développées dans la semaine avec notre « occidentalité » (4h30)

  • L’industrie pharmaceutique et la valorisation des substances naturelles
  • Phytothérapie et aromathérapie, pratique clinique : les plantes à activité microbienne
  • Formes d’utilisation des plantes médicinales en phytothérapie

ligne pédagogique

La spécificité de cette formation

La complexité que met en évidence l’entrecroisement de situations multiples présentées : Yémen, Afrique, Amérique du Sud, Caraïbe, Polynésie, Mongolie et Tibet, Inde, Europe, apparaît sans aucun doute comme une richesse.

De plus, les communications sont assurées par plus de 10 intervenants (enseignants universitaires, chercheurs, médecin praticien), ayant tous de fortes implications sur le terrain.

Par ailleurs, le cycle est complété le samedi 8 par un colloque intitulé « Sacré végétal » qui s’attachera à aborder les liens entre sacré et végétal sous des aspects multidisciplinaires (historique, philosophique, scientifique,…). Le colloque est compris dans l’inscription de la formation.

La semaine de stage peut être validée par un certificat de la Société Française d’Ethnopharmacologie mais son obtention exige une présence aux cours et la production d’un mémoire (20-30 pages) pour la réalisation duquel un accompagnement est possible.

ligne pédagogique

Ce cycle s’adresse aussi bien aux personnes désirant se sensibiliser à la question thérapeutique que celles, aguerries, en quête d’applications dans leurs pratiques