Pourquoi Prélude ?

Le réseau PRELUDE (Programme de Recherche et de Liaison Universitaires pour le Développement), fondé à la fin des années 80, se proposait de rassembler des chercheurs universitaires et non-universitaires dans un esprit de partenariat avec les acteurs socio-économiques, politiques et culturels du co-développement.

Une pierre de l’édifice est la reconnaissance des savoirs, savoir-faire, savoir-être de chaque culture, refusant le simplisme des solutions toutes faites mais valorisant la complexité. Complexité qui caractérise le terrain et qui demande des évaluations multi-disciplinaires en vue de dégager un optimum possible.

La visibilité de PRELUDE, c’est l’organisation d’une dizaine de colloques internationaux (en Europe, en Afrique, en Amérique latine).

Leurs thèmes ?

Télécommunications, médecines traditionnelles (de la médecine vétérinaire à la médecine humaine), méthodologies et déontologie des réseaux, développement urbain durable.

Signalons encore que PRELUDE est reconnu par l’UNESCO et qu’il édite une série de publications (Actes des colloques et une newsletter « Liaison PRELUDE »).

Le sous-réseau PRELUDE « Santé, productions animales et environnement »

Ce sous-réseau devait organiser en 1993 à Ouagadougou un symposium sur la médecine vétérinaire traditionnelle intitulé « De Haïti à Madagascar » avec en sous-titre « Kagala » c’est-à-dire échange de savoirs en langue Mashi de l’Est du Zaïre.

Là, il s’agissait d’échanges entre agriculteurs et éleveurs sur la médecine occidentale et la médecine traditionnelle dans un but d’enrichissement.

Ce colloque de Ouagadougou a été un tournant dans la vie du sous-réseau qui déploie actuellement ses activités selon un double programme :

  • La banque de données de médecine vétérinaire et humaine traditionnelle PRELUDE est basée sur un site de la Société Française d’Ethnopharmacologie. Elle fonctionne sur le mode du donnant-donnant et tous ont un accès gratuit à l’entièreté de cette banque.
  • Les ateliers. Avec des éleveurs et des agriculteurs d’une part, des modernes et des traditionnels d’autre part, ayant autant de visions différentes, de lectures, de technologies différentes ou de sources de conflits potentiels. Et s’ils se parlaient pour traduire en un langage commun leurs conceptions de l’environnement, de la médecine, des pathologies, de leurs relations mutuelles, voire même de leur histoire ? Ces ateliers, à très petit budget, étaient l’occasion de projets, de demandes de formation, d’inscription dans des réseaux, …