Article : « Les pratiques médiévales aux frontières de l’alchimie et de la médecine » – n°52, décembre 2014

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Description

Par Dr. Mehrnaz KATOUZIAN-SAFADI.

Les essences, les huiles, les parfums et les aromates, étaient fortement consommés au Proche Orient et en Egypte dans l’antiquité. L’avènement de l’Islam au VIIème siècle a modifié l’organisation politique et créé une culture commune qualifiée d’arabo- musulmane où la langue arabe a été admise pour une période historique comme langue d’échanges scientifiques entre tous les peuples de la région, de langues, d’ethnies, de religions diverses. Ainsi, les sciences et particulièrement la médecine et l’alchimie, ont connu des améliorations profondes. En alchimie, la distillation demeurait une technique fondamentale et courante ; elle se pratiquait à l’aide de l’alambic (ou en arabe al-qarʽ wa al-anbīq). Les praticiens visaient toujours de meilleures purifications. Ces savants et artisans observaient de manière critique leur propre activité et jugeaient la qualité de leur appareil. Ils ont constaté des failles et des faiblesses techniques. Au cours de l’histoire, ils se sont acharnés à améliorer de multiples pièces de leur appareillage. Nous examinerons divers textes d’auteurs comme : Ğabīr (VIIIème), al-Kindī (XIème), Rāzī (IXème), Birūnī (X-XIème) ou al-Ğildakī (XIVème). Nous développerons leurs observations, leurs moyens de mesures et certaines améliorations techniques apportées.

Mots-clés : Aromathérapie, Huile essentielle, pharmacie médiévale, alchimie, distillation